Recherche
Connaissez-vous la rivière Charland ?
Connaissez-vous la rivière Charland ?
mer, 08/25/2010 - 14:32 & ken
titre-page-accueil: la rivière Charlandtexte-page-accueil: Connaissez-vous la rivière Charland ?Image: 
Connaissez-vous la rivière Charland ?
La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), un organisme de conservation situé à Saint-Augustin-de-Desmaures, a amorcé cet été un projet d’acquisition de connaissances sur la rivière Charland en partenariat avec la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC). Depuis 2009, la rivière Charland ainsi que d’autres cours d’eau de Saint-Augustin-de-Desmaures se trouvent sur le territoire d’intervention de la CBJC. La rivière Des Roches de même que son principal tributaire, le ruisseau Dorval, ont également été caractérisés durant l’été 2010. Les rapports de caractérisation seront disponibles prochainement sur le site web de la CBJC (www.cbjc.org) alors que celui de la rivière Charland se trouvera sur le site web de la FQPPN (www.fqppn.org).
Le projet de caractérisation de la rivière Charland a pour but de qualifier son état de santé, l’impact des terres agricoles, du milieu industriel et résidentiel et proposer des moyens pour améliorer les attributs écologiques du milieu. La démarche a également permis d’identifier des sources potentielles de contamination.
Ses caractéristiques
La rivière Charland prend sa source à l’extrême ouest du parc industriel François-Leclerc. D’une longueur de plus de 4 kilomètres, elle traverse ensuite des pâturages, des zones résidentielles et des terres cultivées pour finalement rejoindre le fleuve Saint-Laurent.
Bien que plusieurs obstacles physiques aient été identifiés, plusieurs poissons ont été observés. Toutefois, en raison de la faible profondeur de l’eau on y retrouve principalement des petits poissons ou des alevins. Des pêches scientifiques effectuées en 2007 ont permis d’identifier la présence de cyprins et de mulets.
Parmi les analyses effectuées, nous avons évalué l’indice de qualité des bandes riveraines (IQBR), un outil couramment utilisé pour définir l’intégrité des écosystèmes aquatiques. Le terme « bande riveraine » réfère à la bordure végétale située à proximité d’un cours d’eau (10 mètres de largeur). Cette dernière remplit différentes fonctions écologiques telles que la filtration des eaux de ruissellement, la fixation du sol grâce à son système racinaire et la rétention d’eau excédentaire lors des pluies abondantes. Elle a également une influence sur la biodiversité. L’IQBR est un paramètre qui facilite la gestion du cours d’eau puisqu’il permet d’identifier les secteurs les plus problématiques.
Selon nos observations, 40% de la bande riveraine présente un très faible indice de qualité, 19% se qualifie de moyen à faible et 41% de bon à excellent. Des signes d’érosion, de petits glissements de terrain, des déchets ainsi que des rognures de gazon ont été observés. Ces matières végétales, lorsque jetées dans la rivière, diminuent la qualité de l’eau lorsqu’ils se décomposent.
Des analyses physico-chimiques de l’eau, prélevée sur 5 stations d’échantillonnage différentes, sont effectuées régulièrement depuis juin et se poursuivront jusqu'à la fin septembre. Les résultats préliminaires ont permis d’identifier une concentration anormalement élevée d’azote ammoniacal (ammoniac NH3 et ammonium NH4+), pour les deux sites les plus en amont. Ce produit est généralement introduit par le lessivage des terres agricoles et des minéraux argileux, ainsi que par le lessivage des eaux d’égouts municipaux et industriels.
À vous de jouer !
Des simples gestes peuvent contribuer à améliorer la qualité du cours d’eau dont la plantation de végétaux indigènes dans la bande riveraine. De plus, afin de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement, le Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a mis sur pied le programme de soutien financier Prime-Vert qui vise notamment à faire la promotion et la diffusion des bonnes pratiques agricoles ainsi qu’à soutenir les exploitations afin qu’elles puissent se conformer aux lois, aux règlements et aux politiques environnementales en vigueur.
Caroline Berkers, stagiaire de bioécologie

Connaissez-vous la rivière Charland ?
La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), un organisme de conservation situé à Saint-Augustin-de-Desmaures, a amorcé cet été un projet d’acquisition de connaissances sur la rivière Charland en partenariat avec la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC). Depuis 2009, la rivière Charland ainsi que d’autres cours d’eau de Saint-Augustin-de-Desmaures se trouvent sur le territoire d’intervention de la CBJC. La rivière Des Roches de même que son principal tributaire, le ruisseau Dorval, ont également été caractérisés durant l’été 2010. Les rapports de caractérisation seront disponibles prochainement sur le site web de la CBJC (www.cbjc.org) alors que celui de la rivière Charland se trouvera sur le site web de la FQPPN (www.fqppn.org).
Le projet de caractérisation de la rivière Charland a pour but de qualifier son état de santé, l’impact des terres agricoles, du milieu industriel et résidentiel et proposer des moyens pour améliorer les attributs écologiques du milieu. La démarche a également permis d’identifier des sources potentielles de contamination.
Ses caractéristiques
La rivière Charland prend sa source à l’extrême ouest du parc industriel François-Leclerc. D’une longueur de plus de 4 kilomètres, elle traverse ensuite des pâturages, des zones résidentielles et des terres cultivées pour finalement rejoindre le fleuve Saint-Laurent.
Bien que plusieurs obstacles physiques aient été identifiés, plusieurs poissons ont été observés. Toutefois, en raison de la faible profondeur de l’eau on y retrouve principalement des petits poissons ou des alevins. Des pêches scientifiques effectuées en 2007 ont permis d’identifier la présence de cyprins et de mulets.
Parmi les analyses effectuées, nous avons évalué l’indice de qualité des bandes riveraines (IQBR), un outil couramment utilisé pour définir l’intégrité des écosystèmes aquatiques. Le terme « bande riveraine » réfère à la bordure végétale située à proximité d’un cours d’eau (10 mètres de largeur). Cette dernière remplit différentes fonctions écologiques telles que la filtration des eaux de ruissellement, la fixation du sol grâce à son système racinaire et la rétention d’eau excédentaire lors des pluies abondantes. Elle a également une influence sur la biodiversité. L’IQBR est un paramètre qui facilite la gestion du cours d’eau puisqu’il permet d’identifier les secteurs les plus problématiques.
Selon nos observations, 40% de la bande riveraine présente un très faible indice de qualité, 19% se qualifie de moyen à faible et 41% de bon à excellent. Des signes d’érosion, de petits glissements de terrain, des déchets ainsi que des rognures de gazon ont été observés. Ces matières végétales, lorsque jetées dans la rivière, diminuent la qualité de l’eau lorsqu’ils se décomposent.
Des analyses physico-chimiques de l’eau, prélevée sur 5 stations d’échantillonnage différentes, sont effectuées régulièrement depuis juin et se poursuivront jusqu'à la fin septembre. Les résultats préliminaires ont permis d’identifier une concentration anormalement élevée d’azote ammoniacal (ammoniac NH3 et ammonium NH4+), pour les deux sites les plus en amont. Ce produit est généralement introduit par le lessivage des terres agricoles et des minéraux argileux, ainsi que par le lessivage des eaux d’égouts municipaux et industriels.
À vous de jouer !
Des simples gestes peuvent contribuer à améliorer la qualité du cours d’eau dont la plantation de végétaux indigènes dans la bande riveraine. De plus, afin de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement, le Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a mis sur pied le programme de soutien financier Prime-Vert qui vise notamment à faire la promotion et la diffusion des bonnes pratiques agricoles ainsi qu’à soutenir les exploitations afin qu’elles puissent se conformer aux lois, aux règlements et aux politiques environnementales en vigueur.
Caroline Berkers, stagiaire de bioécologie