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- Communiqué de pressetexte-page-accueil:Création de la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-DesmauresImage:

La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) annonce la création de la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures
Saint-Augustin, 1er décembre 2011 Le président de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), monsieur Laurier Côté, sa directrice générale, madame Nicole Lavoie, et les membres du conseil d’administration sont fiers d’annoncer la reconnaissance de la réserve naturelle privée des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures par le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, monsieur Pierre Arcand, le 1619 novembre dernier.
La création de la réserve naturelle coïncide avec les vingt ans d’action de la FQPPN à Saint-Augustin. Le projet de conservation de la baie de Saint-Augustin-de-Desmaures et du territoire voisin aujourd'hui comme le parc des Hauts-Fonds voyait le jour en 1991 sous l’impulsion d’un petit groupe de citoyens préoccupés par l’intensification de l'urbanisation le long du fleuve Saint-Laurent. Une première acquisition en 1996 permit à la FQPPN de concrétiser ses intentions et d’amorcer, avec la participation financière de plusieurs institutions publiques et privées, une phase d’acquisition de terrains sur le littoral qui s’est terminée avec la production d’un plan de gestion du territoire et avec le transfert à la FQPPN de propriétés acquises en partenariat avec Canards Illimités Canada en 2011. La réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures protège maintenant, et à perpétuité, la quasi-totalité du littoral de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, représentant un segment de rive d’une longueur de 11 km (400 ha de battures et de boisés riverains), situé entre la pointe Jean-Gros à l’est et les îlets Dombourg à l’ouest. Ceci en fait la plus longue portion de l’estuaire fluvial protégée au Québec.
Si la FQPPN a trouvé les appuis nécessaires à la réalisation de ce projet, c’est que l’estuaire fluvial du Saint-Laurent constitue un écosystème naturel unique et reconnu mondialement, caractérisé par ses eaux douces ou légèrement saumâtres et par la forte amplitude de ses marées. C’est sa flore, et en particulier un groupe de plantes rencontré sur ses battures qui en a fait la renommée chez les scientifiques puisqu'elles ne se trouvent nulle part ailleurs au monde. Ces plantes qui fréquentent un habitat aux conditions extrêmement changeantes sont le résultat d’une évolution qui dure depuis près de 8 000 ans. Presque toutes représentées sur les battures de Saint-Augustin, ces plantes sont considérées par les gouvernements du Québec et du Canada comme des espèces en péril ou menacées ou vulnérables en raison de leur très grande rareté. C’est le cas du gentianopsis de Victorin, de la gratiole du Saint-Laurent, de l’épilobe à graines nues et de la cicutaire de Victorin. Les battures constituent également l’habitat de nombreuses espèces d’oiseaux, de poissons, de mollusques et d’invertébrés dont quelques-unes sont menacées ou vulnérables. C’est le cas de l’alose savoureuse, un poisson, et de la chauve-souris cendrée, un micromammifère.
La réserve naturelle privée ainsi que les projets de conservation des paysages entrepris par la FQPPN contribuent également à la protection directe ou indirecte de plusieurs sites archéologiques préhistoriques et historiques ainsi qu’une partie du « berceau » du premier établissement du village de Saint-Augustin-de-Desmaures.
La FQPPN ne pourrait mener ses activités de conservation et de sensibilisation sans le support renouvelé de nombreux partenaires. C’est pourquoi nous remercions chaleureusement la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, Environnement Canada, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Canards Illimités Canada, la Fondation Hydro-Québec pour l’Environnement, la Fondation de la Faune du Québec, Pêches et Océans Canada et plusieurs autres partenaires qui ont collaboré à nos actions et à nos succès.
INFORMATION :
Fondation québécoise pour la
protection du patrimoine naturel (FQPPN)
Case postale 42,
Saint-Augustin-de-Desmaures G3A 1V9
fondation.patrimoine@globetrotter.net
418-655-9399
www.fqppn.orgLa Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) est un organisme à but non lucratif légalement constitué en 1981 pour contribuer à la préservation de la biodiversité, des habitats et des paysages. Depuis 1991, les actions de la FQPPN concernent la protection des battures du fleuve Saint-Laurent, des boisés riverains et des paysages environnants de la région de Saint-Augustin-de-Desmaures. Un autre volet de ses actions concerne la sensibilisation et la mobilisation des décideurs, des riverains, des utilisateurs et de la population à la sauvegarde de ce patrimoine naturel.
- LES CHAUVES-SOURIS … CRÉATURES NOCTURNES MÉCONNUEStexte-page-accueil:Venez découvrir l’espèce faunique en vedette de chaque mois ! En novembre :LES CHAUVES-SOURIS … CRÉATURES NOCTURNES MÉCONNUES
Venez découvrir l’espèce faunique en vedette de chaque mois !En novembre :LES CHAUVES-SOURIS … CRÉATURES NOCTURNES MÉCONNUES. Voir la fiche dans la page PUBLICATION. Voir aussi le texte diffusé dans le journal MIM de Saint-Augustin ce mois-ci dans la fiche PUBLICATION.
- Connaissez-vous la rivière Charland ?titre-page-accueil:la rivière Charlandtexte-page-accueil:Connaissez-vous la rivière Charland ?Image:

Connaissez-vous la rivière Charland ?
La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), un organisme de conservation situé à Saint-Augustin-de-Desmaures, a amorcé cet été un projet d’acquisition de connaissances sur la rivière Charland en partenariat avec la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC). Depuis 2009, la rivière Charland ainsi que d’autres cours d’eau de Saint-Augustin-de-Desmaures se trouvent sur le territoire d’intervention de la CBJC. La rivière Des Roches de même que son principal tributaire, le ruisseau Dorval, ont également été caractérisés durant l’été 2010. Les rapports de caractérisation seront disponibles prochainement sur le site web de la CBJC (www.cbjc.org) alors que celui de la rivière Charland se trouvera sur le site web de la FQPPN (www.fqppn.org).
Le projet de caractérisation de la rivière Charland a pour but de qualifier son état de santé, l’impact des terres agricoles, du milieu industriel et résidentiel et proposer des moyens pour améliorer les attributs écologiques du milieu. La démarche a également permis d’identifier des sources potentielles de contamination.
Ses caractéristiques
La rivière Charland prend sa source à l’extrême ouest du parc industriel François-Leclerc. D’une longueur de plus de 4 kilomètres, elle traverse ensuite des pâturages, des zones résidentielles et des terres cultivées pour finalement rejoindre le fleuve Saint-Laurent.
Bien que plusieurs obstacles physiques aient été identifiés, plusieurs poissons ont été observés. Toutefois, en raison de la faible profondeur de l’eau on y retrouve principalement des petits poissons ou des alevins. Des pêches scientifiques effectuées en 2007 ont permis d’identifier la présence de cyprins et de mulets.
Parmi les analyses effectuées, nous avons évalué l’indice de qualité des bandes riveraines (IQBR), un outil couramment utilisé pour définir l’intégrité des écosystèmes aquatiques. Le terme « bande riveraine » réfère à la bordure végétale située à proximité d’un cours d’eau (10 mètres de largeur). Cette dernière remplit différentes fonctions écologiques telles que la filtration des eaux de ruissellement, la fixation du sol grâce à son système racinaire et la rétention d’eau excédentaire lors des pluies abondantes. Elle a également une influence sur la biodiversité. L’IQBR est un paramètre qui facilite la gestion du cours d’eau puisqu’il permet d’identifier les secteurs les plus problématiques.
Selon nos observations, 40% de la bande riveraine présente un très faible indice de qualité, 19% se qualifie de moyen à faible et 41% de bon à excellent. Des signes d’érosion, de petits glissements de terrain, des déchets ainsi que des rognures de gazon ont été observés. Ces matières végétales, lorsque jetées dans la rivière, diminuent la qualité de l’eau lorsqu’ils se décomposent.
Des analyses physico-chimiques de l’eau, prélevée sur 5 stations d’échantillonnage différentes, sont effectuées régulièrement depuis juin et se poursuivront jusqu'à la fin septembre. Les résultats préliminaires ont permis d’identifier une concentration anormalement élevée d’azote ammoniacal (ammoniac NH3 et ammonium NH4+), pour les deux sites les plus en amont. Ce produit est généralement introduit par le lessivage des terres agricoles et des minéraux argileux, ainsi que par le lessivage des eaux d’égouts municipaux et industriels.
À vous de jouer !
Des simples gestes peuvent contribuer à améliorer la qualité du cours d’eau dont la plantation de végétaux indigènes dans la bande riveraine. De plus, afin de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement, le Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a mis sur pied le programme de soutien financier Prime-Vert qui vise notamment à faire la promotion et la diffusion des bonnes pratiques agricoles ainsi qu’à soutenir les exploitations afin qu’elles puissent se conformer aux lois, aux règlements et aux politiques environnementales en vigueur.
Caroline Berkers, stagiaire de bioécologie - Un éblouissant chanteur, le Goglu des préstitre-page-accueil:le Goglu des préstexte-page-accueil:Un éblouissant chanteur, le Goglu des prés...Image:

Un éblouissant chanteur, le Goglu des prés
Grand artiste sur le déclin, le Goglu des prés habite volontiers la partie rurale de notre paysage augustinois.
Ne l’attendez pas trop tôt; non pas qu’il soit paresseux mais parce qu’il revient de loin. En fait, peut-être d’aussi loin que l’Argentine et le Paraguay. Et c’est probablement pour cela qu’il arrivera le dernier dans les prés et les champs qu’il partage avec les bruants, les carouges et les sturnelles. Même l’hirondelle rustique (alias des granges) le bat au fil d’arrivée, soit vers les premiers jours de mai. Il est tardif, soit, mais remarquable!Le mâle a tout d’un séducteur haut de gamme : habit de concert tout noir devant, noir et blanc contrasté derrière, le tout rehaussé d’un indémodable couvre-nuque chamois. L’apparition du beau ténébreux sur un perchoir «scénique» prélude à son étincelante, quoique brève, carrière de ténor des prés. Avec un peu de chance, vous le verrez s’élancer et survoler son espace au ralenti, parfois en zigzags, tout en égrenant une aria de notes liquides et pétillantes…bref, vous aurez observé une envolée lyrique! De quoi humilier les autres gazouilleurs moins talentueux --surtout le Bruant des prés avec son petit chuintement d’insecte... Tout cela, on l’aura deviné, pour charmer une femelle toujours discrète et timide voire «drabe». Qu’importe, c’est vers elle qu’il ira, tout gaucho qu’il est de par son séjour argentin, réclamer la faveur d’un dernier tango.
Audacieux et désinvolte prétendant, dès qu’il a fait son nid, notre goglu mâle se cachera avec celle qu’il a séduite et mettra toute son énergie à fonder une famille. Fini la pavane, le bel canto, et le beau costume noir et blanc. Côté couleurs, il aura vite le modeste ton jaunâtre qui le dissimulera si bien dans les hautes herbes et la prairie qui l’ont si bien servi depuis des siècles… Ce qui nous amène aux raisons qui ont probablement mené à l’ascension puis au déclin de l’espèce.Il semble que le Goglu des prés, abondant historiquement dans le haut Mississippi, se serait dispersé grâce aux nouveaux habitats créés par l’agriculture au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Redevenus essentiellement granivores après l’élevage des petits, des millions de goglus migrant vers le sud ravageaient les cultures, ce qui en a fait l’ennemi des agriculteurs américains. Ceux-ci les ont chassés sans relâche, s’en sont nourris et les vendaient même dans les marchés et dans les restaurants. La chasse intensive est donc un premier motif évoqué pour expliquer le lent déclin de l’espèce. Quel contraste avec notre goglu nicheur, estimé pour sa grande consommation d’insectes, et donc un précieux allié du milieu agricole.
Par ailleurs, et plus récemment, des études sérieuses attribuent le déclin du Goglu des prés à la perte d’habitat ainsi qu’à « certaines pratiques agricoles, telles que la coupe hâtive du foin, qui a généralement lieu au moment de la nidification et de l’élevage des jeunes.»1 La même source évalue aux alentours de 94% le pourcentage des œufs et des jeunes qui périssent ainsi chaque année. On ne se surprendra donc pas de la raréfaction du goglu qui, ayant profité de la présence humaine pour gagner de nouveaux espaces, se voit refoulé lentement mais sûrement vers ses terres d’origine et perdre ses effectifs au profit d’autres espèces.
Triste constat que dément avec vigueur à chaque mois de mai le chant du goglu, cet hymne exubérant et joyeux que traduisait ainsi, avec des mots pleins de charme et d’humour un paysan de Bellechasse : « Siliking, Siliking,
Du Gobelis, Du Gobelis
Maudit Batiste, Batiste,
Pérusse, Pérusse,
Zing, Zing,
Dans l’foin »
(1) Les oiseaux nicheurs du Québec : Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional. Jean Gauthier et Yves Aubry, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Région du Québec, 1995, p.1029
(2) Les oiseaux du Québec. Raymond Cayouette, Jean-Luc Grondin. La Société Zoologique de Québec inc. Orsainville, Québec. 1977
(3) Cahiers d’ornithologie Victor Gaboriault no.2 Club des ornithologues de Québec Inc. Louis Fortin, Jean-Pierre Savard, Clément Aubert, 1978
(4) Charmants voisins. Claude Mélançon. Librairie Granger Frères Ltéé. Deuxième édition. Montréal 1947
Par Claude Simard - Un tandem du tonnerre veille au nettoyage des boisés riverains augustinois!titre-page-accueil:Un tandem du tonnerre veille autexte-page-accueil:Un tandem du tonnerre veille au nettoyage des boisés riverains augustinois!Image:

Cachés sous une vieille souche ou dans le creux d’une falaise, des tonnes de rebuts sont présents dans les forêts riveraines augustinoises. Il fut une époque où l’élimination des déchets n’était pas régie par la loi sur la qualité de l’environnement et les nouveaux dispositifs législatifs réglementant la gestion des matières résiduelles. Il était pratique courante de disposer des déchets dans des dépotoirs sauvages, si bien que des quantités importantes de rebuts se retrouvent dispersés dans notre environnement plutôt que dans les sites conçus expressément pour en disposer.
Sous l’égide de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), deux bénévoles sont passés à l’action afin d’assainir ces boisés. Depuis deux ans, Marcel Turgeon, résidant de Saint-Augustin-de-Desmaures, et Jean Bricault, résidant de Cap-Rouge, ont effectués des corvées de nettoyage dans les forêts riveraines en collaboration avec leurs propriétaires.
Les rebuts retirés des sites ont été triés afin de favoriser la récupération de la plus grande partie des matières recueillies. En 2008 et 2009, ce tandem du tonnerre a consacré plus de 500 heures de travail bénévole à nettoyer les boisés de déchets de toutes sortes : poêles, carcasses de voiture, morceaux de béton, styromousses, pneus de voitures, bouteilles et canettes, etc. Onze tonnes de métal et 188 pneus ont ainsi été retirés des boisés!
La FQPPN a tenu à remercier ses deux bénévoles en leur offrant une ballade en avion pour leur permettre de contempler du haut des airs la beauté du paysage agricole et des milieux boisés riverains de Saint-Augustin (et de repérer des rebuts oubliés!). Nous remercions aussi la Société Provancher qui a collaboré au projet en nous prêtant un véhicule tout-terrain et une remorque. La participation de la Ville de Saint-Augustin est aussi à souligner en ce qui a trait au transport des rebuts non récupérables au site d’enfouissement. Merci également aux propriétaires riverains pour nous avoir autorisé l’accès à leur propriété pour la réalisation des corvées de nettoyage.
Nous encourageons la population à passer aussi à l’action afin d’assainir notre environnement et à dénoncer les actes susceptibles de causer des dommages. Si vous avez des questions concernant la disposition de vos rebuts, contactez les représentants de votre municipalité.
Karine Thibault, chargée de projet
Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) - Rencontre des membres de l’Association des familles Lavoie à St-Augustin-de-Desmaurestitre-page-accueil:Visite d’un lieu de mémoiretexte-page-accueil:Le 12 septembre dernier, les membres de l’Association des familles Lavoie tenaient leur rassemblement annuel à Saint-Augustin-de-Desmaures...Image:

Le 12 septembre dernier, les membres de l’Association des familles Lavoie tenaient leur rassemblement annuel à Saint-Augustin-de-Desmaures. Sous le thème : « Pierre c’est à ton tour », l’activité visait à honorer la mémoire du deuxième ancêtre Lavoie qui traversa l’Atlantique pour défricher une terre à cet endroit il y a 330 ans.
Lors de cette journée, les participants ont visité la ferme Racette, propriété sur laquelle se trouve la terre ancestrale concédée à Pierre Delavoix en 1669 et le site de la première chapelle de Saint-Augustin-de-Desmaures construite en 1694. Vous avez probablement remarqué la magnifique platebande entretenue par Madame Thérèse Racette et la plaque commémorative érigée aux abords du Chemin du Roy lors du 255 ième anniversaire de la fondation de la paroisse.
En compagnie de Monsieur François Racette, une représentante de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) a présenté les attributs de l’érablière sur terrasse marine à une quarantaine de membres de l’Association.
Le principal attrait de cette érablière réside dans la grande rareté du milieu écologique. Il s’agit d’une érablière qui s’est développée en milieu humide, sur des dépôts d’argile marine et des sables littoraux. Cet écosystème riverain, en plus de constituer un élément paysager exceptionnel, contribue à maintenir un environnement sain et des habitats de qualité pour la faune en assumant plusieurs importantes fonctions écologiques soient : filtrer l’eau de ruissellement; limiter l’érosion grâce à son réseau de racines; retenir le surplus d’eau des pluies diluviennes; fournir des ressources essentielles pour la faune et la flore (nourriture, abris, eau).
Nous tenons à remercier les membres de la famille Racette pour leur engagement à maintenir les attributs de cette érablière d’une dizaine d’hectares depuis plus de 100 ans.
Nous remercions également monsieur Claude Lavoie et madame Micheline Lavoie Dussault pour leur collaboration lors de cette journée.
Nicole Lavoie
Coordonnatrice - À la rencontre des araignées au parc du Haut-Fondtitre-page-accueil:À la rencontre des araignéestexte-page-accueil:C’est par un matin ensoleillé et sous le signe de la bonne humeur que s’est déroulé l’activité éducative « Le mystère des araignées » le 22 août dernier...Image:

C’est par un matin ensoleillé et sous le signe de la bonne humeur que s’est déroulé l’activité éducative « Le mystère des araignées » le 22 août dernier. La joyeuse troupe d’une quarantaine de participants, dont presque la moitié était des enfants s’est initiée à la découverte de nos arthropodes méconnus. On s’est assez vite rendu compte que toutes les araignées ne tissaient pas de toile. Les rapides Lycoses, chassant au sol, sont parmis celles qui doivent à la vitesse et à leur venin fulgurant leur habileté à capturer des proies. On a pu également, grâce à un visiteur complaisant appelé «faucheux», faire la différence entre les araignées véritables —qui produisent toutes de la soie— et les opilions qui eux n’en produisent pas et dont le corps est soudé en un seul segment au lieu de deux pour les araignées. Autre surprise, une délicate Enoplognata jaune enveloppée dans une feuille veillait fidèlement sur son cocon rempli d’œufs.
On a aussi découvert que l’ubiquité des araignées s’explique en bonne partie par leur mode de dispersion, soit l’aéronautisme : en effet, quand les conditions météo le permettent, les plus jeunes et les plus légères se laissent tout simplement porter par la brise, suspendues par un fil, un peu comme la queue d’un cerf-volant. Que ce soit en battant les branches avec un bâton, en fauchant les hautes herbes avec un filet à papillon ou en tamisant les feuilles de la litière forestière, on peut trouver des araignées partout, en passant par les Épeires et les omniprésentes Tétragnathes près du fleuve. La plus divertissante de toutes les techniques de chasse est évidemment la chasse à vue, ce dont tous ont profité et qui leur a permis de faire des découvertes. Certains de nos plus jeunes ont même pris plaisir à rapporter des captures impressionnantes telles une Agélène aux longues filières, une Clubione ultra rapide et sautillante ainsi qu’une araignée sauteuse peu commune : Pelegrina proterva.
On doit à deux chercheurs, Pierre Paquin et Nadine Dupérré, d’avoir produit un guide illustré des araignées (1) faisant du Québec la seule entité politique du monde où un aranéologue amateur peut identifier les araignées à l’espèce avec un bonne loupe binoculaire, cela va sans dire avec une bonne dose de patience et de détermination. Il ne faudrait pas conclure que l’on connaît bien les araignées. En fait, leur histoire naturelle (durée de vie, abondance, distribution géographique, mœurs, impact sur l’agriculture et la forêt, etc.) est si mal connue qu’elles demeurent un mystère; tout au moins pour les quelque 665 espèces connues de la province.
Tous et toutes, ont paru apprécier ce regard peu commun sur la nature. Si seulement une telle activité a pu éveiller la curiosité et le plaisir chez des jeunes et moins jeunes, qui sait quelle vocation de chercheur ou d’amateur éclairé pourrait en résulter? Cette belle demi-journée nous a même permis à la toute fin, d’admirer un superbe Pygargue à tête blanche survolant la falaise.
Claude Simard, amateur passionné
FQPPN(1) Paquin, P. et N. Dupérré . 2003. Guide d'identification des Araignées (Araneae) du Québec. Fabreries, Supplément 11. 251 pp.
- Inventaire de chauves-souristitre-page-accueil:Inventaire de chauves-souristexte-page-accueil:Sept des huit espèces de chauves-souris du Québec ont été identifiées près des berges augustinoises. Ces fascinants mammifères font partie de l’ordre des chiroptères. On a recensé environ 1000 espèces de chauves-souris sur la planète, dont huit au Québec...Image:

Sept des huit espèces de chauves-souris du Québec ont été identifiées près des berges augustinoises.
Ces fascinants mammifères font partie de l’ordre des chiroptères. On a recensé environ 1000 espèces de chauves-souris sur la planète, dont huit au Québec. Parmi nos espèces, cinq sont considérées comme résidentes, c’est-à-dire qu’elles passent l’année sous nos latitudes. Les trois autres sont qualifiées de migratrices, car elles passent l’hiver dans le sud. En hiver, les chauves-souris résidentes hibernent dans les mines abandonnées ou dans les grottes. En Amérique, 50% des populations de chauves-souris, toutes espèces confondues, sont actuellement en mauvaise posture selon Michel Delorme du Biodôme de Montréal, biologiste spécialisé dans l’étude des chauves-souris. Ces animaux ont un rôle important à jouer dans l’équilibre naturel de plusieurs écosystèmes. Les chauves-souris du Québec sont toutes insectivores. À titre d’exemple, une seule petite chauve-souris brune peut capturer quelques centaines de moustiques en une heure ! Imaginez ce qu’une colonie de 200 chauves-souris peut attraper en une nuit!
Savez-vous combien d’espèces fréquentent les clairières et les franges boisées aux abords du fleuve dans le secteur de l’aire protégée à Saint-Augustin-de-Desmaures? Les résultats de l’inventaire réalisé par la FQPPN en collaboration avec une firme spécialisée et des bénévoles sur les terrains de la Station agronomique de l’Université Laval sont probants: sept des huit espèces de chauves-souris du Québec sont présentes à Saint-Augustin. Selon Jacques Jutras, biologiste au Service de la biodiversité et des maladies de la faune du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), les résultats de cet inventaire témoignent de la diversité et de la richesse des habitats de l’aire d’étude. Le fait de retrouver sept des huit espèces de chauves-souris du Québec dans un si petit territoire est fort encourageant et démontre qu’il est important de les conserver.
- Comment identifier ces mammifères volants?titre-page-accueil:Comment identifier ces mammifèretexte-page-accueil:Comment identifier ces mammifères volants?Image:

Lorsqu’on inventorie des oiseaux ou des grenouilles, on les reconnaît à leurs chants. Dans le cas des chauves-souris c’est plus difficile car elles émettent des cris que l’oreille humaine ne peut pas entendre : des ultrasons. Les chercheurs ont mis au point un dispositif qui permet de détecter et d’enregistrer les sons produits par les chauves-souris en vol. Celles-ci émettent des ondes sonores très courtes, de l’ordre de 5 à 10 millisecondes, qui heurtent les objets fixes ou mobiles puis utilisent l’écho, ou le rebond des ondes, pour s’orienter dans le noir. On appelle ce mécanisme l’écholocalisation. Les signaux d’écholocalisation qui sont transformés en graphiques (sonagrammes) diffèrent d’une espèce à l’autre, si bien qu’il est possible d’identifier chacune des espèces par leur signature sonore. L’échantillonnage sonore se fait l’été en fin de soirée. À Saint-Augustin, les inventaires ont été réalisés en 2008 par deux équipes munies chacune d’un détecteur d’écholocalisation. Elles ont effectué sept nuits d’écoute lors de soirées sans pluie. Une équipe circulait à pied et l’autre en voiture sur les routes et chemins de la Station agronomique de l’Université Laval. Trois stations fixes d’écoute ont aussi été installées à des endroits propices aux activités des chauves-souris. En 2008, à Saint-Augustin, 40000 passages de chauves-souris ont été enregistrés à l’aide de ces appareils et par la suite écoutés. Les analyses des sonagrammes à l’aide de logiciels spécialisés ont conduit à l’identification des espèces présentes sur notre territoire.
- L'indice de qualité des bandes riverainestitre-page-accueil:IQBRtexte-page-accueil:Le terme « bande riveraine » fait référence à la bordure de végétaux située à proximité d’un cours d’eau...Image:

Le terme « bande riveraine » fait référence à la bordure de végétaux située à proximité d’un cours d’eau. La végétation riveraine favorise le maintien d’un environnement de qualité en filtrant les eaux de ruissellement, en retenant le surplus d’eau des pluies diluviennes et en fixant le sol grâce à son réseau de racines. Elle abrite également une faune diversifiée. Malheureusement, près de 80% des habitats riverains du Saint-Laurent ont disparu en raison de l’empiètement depuis la colonisation.
Afin de dresser un meilleur portrait de l’état des rives du Saint-Laurent à Saint-Augustin, la FQPPN a réalisé en 2007, une étude qui lui a permis de mesurer l’indice de qualité de la bande riveraine (IQBR) pour plus d’une soixantaine de propriétés. L’IQBR est une mesure qui a été développé par le Ministère de l’Environnement du Québec. Il sert à évaluer rapidement la condition écologique d’un milieu riverain. Ces données nous permettrons d’évaluer les variations (amélioration ou dégradation) de la qualité écologique des rives. Les données seront prises de nouveau en 2012 afin d’évaluer les modifications.
L’IQBR est mesuré sur une surface rectangulaire qui correspond aux 20 premiers mètres de rive. Ainsi, on obtient une surface qu’on peut représenter à vol d’oiseau où on évalue ensuite la proportion occupée par les différents types de couverts végétaux (arbres, arbustes, plantes herbacées), types de sols ou encore par des infrastructures.
Les résultats obtenus nous ont révélé que les rives de secteurs habités de Saint-Augustin ont une capacité faible ou moyenne à remplir leurs fonctions écologiques. Pour minimiser les impacts sur le milieu il faut d’abord s’assurer que la fosse septique soit conforme et qu’il n’y a pas de signes d’érosion sur le terrain. Ensuite, favoriser la reprise de végétaux indigènes en bordure du fleuve en cessant de tondre la végétation dans cette zone. Tout en économisant temps et énergie, nous verrons réapparaître la végétation naturelle. Pour des résultats plus rapides, plantons-y des végétaux indigènes.
En restaurant notre rive, nous contribuons à maintenir un environnement de qualité et à préserver la beauté des paysages naturels que nous offre le fleuve.